Entre la majorité et l'opposition, des convergences sont possibles, c'est ce qu'ont prouvé Gianfranco Fini (Président de la Chambre des Députés) et Massimo d'Alema (ex-Ministre des Affaires Etrangères).Selon ce dernier, il s'agissait de voir si la possibilité de dialoguer existait; cela ne dépendant pas seulement de l'opposition, mais également de la majorité qui peut aussi choisir de tout faire toute seule. Cependant, sur un sujet comme celui-là, ce serait une erreur. Ce à quoi a répondu Fini: "Si D'Alema entend par dialoguer, discuter de la façon dont rendre cette loi fructueuse, cette idée ne peut être que partagée. Ce serait l'enième loi gâchée si elle ne donnait pas lieu à un dialogue entre la majorité et l'opposition".
D'Alema et Fini ont donc voulu aborder le fédéralisme fiscal de manière constructive, sans tactique obstructionniste. Ils se sont engagés à parler sans préjugés des modifications nécessaires à apporter au projet de loi. Selon eux, l'autonomie fiscale doit diriger le pays vers une approche de coopération. "Si l'on regarde ce qui se passe au niveau international, on remarque que les pays caractérisés par une forte coopération entre les différents niveaux du gouvernement sont ceux qui ont le meilleur rendement fiscal".
Voici pourquoi nous avons pu assister, au cours des 7 et 8 novembre derniers, à un séminaire organisé à l'initiative des fondations Farefuturo (présidée par Gianfranco Fini) et Italianieuropei (présidée par Massimo d'Alema) à Asolo, qui a abordé le thème du fédéralisme fiscal et des réformes institutionnelles correspondantes.
Leurs points de vue ont effectivement convergé sur une série de points-clé. En premier lieu, la necessité de faire marcher le fédéralisme fiscal avec le fédéralisme institutionnel, mais aussi et surtout la "limite infranchissable" de l'unité nationale qui doit être préservée. D'après D'Alema, " il faut s'efforcer d'insérer le thème du fédéralisme dans le cadre de l'unité nationale avec la volonté de garantir les droits des citoyens".
Selon les deux hommes, la création d'une commission bilatérale s'impose afin d'examiner les décrets de mise en oeuvre du fédéralisme fiscal et d'approuver les modifications apportées à la constitution.
La volonté de créer cette commission bilatérale s'inscrit dans celle d'avancer dans ce projet à partir de la "bozza Violante", qui avait été approuvée par la commission aux affaires constitutionnelles de la Chambre des Députés de la dernière législature et qui est schématisée ci-dessous:

"Nous ne sommes ni Veltroni ni Berlusconi" ont dit Mr Fini et Mr D'Alema pour expliquer qu'ouvrir un dialogue profitable aux réformes ne dépendra pas d'eux, même si ceci, ont-ils répété, est ce dont l'Italie a besoin. Gianfranco Fini a ajouté: "Le fédéralisme fiscal, en plus d'être une réforme nécessaire, est une réforme possible".
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