Le "Popolo delle Libertà" est le parti politique italien créé par Silvio Berlusconi, dans le but de rassembler la droite et le centre-droite au sein d'un parti unique.
Les fonds destinés à Rome et Catane divisent le "Peuple de la Liberté".
Le maire de Milan, Letizia Moratti, et Roberto Formigoni, Président de la région Lombardie, contestent les versements qui sont prévus par le projet de loi sur le fédéralisme fiscal pour les deux villes : 140 millions en ce qui concerne la ville sicilienne et 500 millions par an pour la capitale.
Pour eux, ce sont des ressources soustraites aux communes "vertueuses" de la Padania, à commencer par Milan, pour combler les trous de leurs budgets.
D'ici à 2015, Rome touchera plus de ce qui arrivera à Milan pour l'Expo, ce qui représente une enième humiliation infligée à Milan et au Nord par la capitale italienne, qui de plus devra trouver de quoi compenser la suppression de l'Ici(impôt foncier sur la première maison).
Selon eux, "la réforme est un bon projet, mais le gouvernement punit ceux qui épargnent".
Mme Moratti, Mr Formigoni et Mr Penati ont d'ailleurs envoyé une lettre à Mr Berlusconi pour lui exprimer leurs craintes. Selon leurs dires, le fédéralisme fiscal représente un objectif important à atteindre, mais en ce qui concerne l'attribution des ressources, le gouvernement se trompe complètement, récompensant ceux qui ont dilapidé leur argent et punissant ceux qui se sont montrés efficaces et qui ont équilibré leur budget.
Ces "cadeaux" sont injustifiés puisque "destinés à redresser les déficits causés depuis des années par une mauvaise gestion". En agissant de la sorte, on enlève des ressources à ceux qui ont su réduire leurs coûts et qui voudraient désormais les utiliser pour investir. "Nous ne pouvons pas cacher le fait que nous sommes de plus en plus soucieux devant le manque croissant de ressources destinées aux services essentiels pour les citoyens (transport public, services à la personne, culture, recherche, etc...)
13.12.08
12.12.08
Critiques et inquiétudes
Certains expliquent que c'est dans la communauté de biens que se forge l'existence même d'un État nation, qu'il n'y a pas de "fédéralisme" sans État fédéral, gardien du bien commun et garant d'une redistribution sociale équitable, et que cela deviendrait donc du confédéralisme.
Par rapport au Sud, certains sont sûrs que le fédéralisme ne ferait qu'élargir le fossé économique Nord-Sud. Aucune précision sur le mode et les conditions d'aide qui sera apportée au Sud n'a été donnée, ce qui renforce le sentiment qu'il sera difficile pour le Sud de s'en sortir.
Le Parti Democrate italien a également souligné la contradiction du gouvernement de commencer cette "saison fédéraliste" avec une baisse de leur autonomie financière en supprimant l'impôt foncier sur la première maison, l'Ici.
Il a jugé le projet de loi trop vague, tant au niveau des chiffres qu'à celui des garanties promises aux citoyens. Selon Vasco Errani, Président de la Conférence des Régions:"Notre plus grande crainte est que l'on annonce d'abord des miracles puis que l'on constate ensuite une baisse de qualité des services aux citoyens, ce qui ne doit pas arriver." Il ne faut pas leurrer les citoyens, mais leur apporter des garanties.
D'une manière générale, il y a encore beaucoup trop d'interrogations en attente de réponse.
Par rapport au Sud, certains sont sûrs que le fédéralisme ne ferait qu'élargir le fossé économique Nord-Sud. Aucune précision sur le mode et les conditions d'aide qui sera apportée au Sud n'a été donnée, ce qui renforce le sentiment qu'il sera difficile pour le Sud de s'en sortir.Le Parti Democrate italien a également souligné la contradiction du gouvernement de commencer cette "saison fédéraliste" avec une baisse de leur autonomie financière en supprimant l'impôt foncier sur la première maison, l'Ici.
Il a jugé le projet de loi trop vague, tant au niveau des chiffres qu'à celui des garanties promises aux citoyens. Selon Vasco Errani, Président de la Conférence des Régions:"Notre plus grande crainte est que l'on annonce d'abord des miracles puis que l'on constate ensuite une baisse de qualité des services aux citoyens, ce qui ne doit pas arriver." Il ne faut pas leurrer les citoyens, mais leur apporter des garanties.
D'une manière générale, il y a encore beaucoup trop d'interrogations en attente de réponse.
Les arguments des acteurs de la réforme
Selon les tenants de la réforme, le système de la dépense historique encourage le gaspillage puisque chaque collectivité locale n'a pas intérêt à baisser ses dépenses de matière à obtenir au minimum autant de ressources l'année suivante.
De plus, cette réforme possède des avantages dans le sens de la bonne gouvernance. En effet, les collectivités locales auront tout intérêt à limiter leur fiscalité de manière à ne pas perdre d'administrés en fournissant des biens publics de manière efficace, en évitant de laisser dériver les dépenses ou de financer des projets peu utiles à la collectivité. Elles devront donc adopter des stratégies de bonne gouvernance.
De ce fait, on pourra effectuer des comparaisons entre les collectivités, ce qui va instaurer une sorte de concurrence entre elles, ce qui servira au mieux les intérêts de leurs administrés. Plus d'autonomie signifie une responsabilité accrue et un meilleur respect de la volonté des administrés en matière de dépenses publiques. Cette reconnexion entre impôts et dépenses devrait accroître la lisibilité fiscale. La réforme du fédéralisme fiscal tend donc à la responsabilisation des centres de dépenses, à la transparence des mécanismes financiers et au contrôle démocratique des citoyens sur leurs administrateurs publics.
De plus, cette réforme possède des avantages dans le sens de la bonne gouvernance. En effet, les collectivités locales auront tout intérêt à limiter leur fiscalité de manière à ne pas perdre d'administrés en fournissant des biens publics de manière efficace, en évitant de laisser dériver les dépenses ou de financer des projets peu utiles à la collectivité. Elles devront donc adopter des stratégies de bonne gouvernance.
De ce fait, on pourra effectuer des comparaisons entre les collectivités, ce qui va instaurer une sorte de concurrence entre elles, ce qui servira au mieux les intérêts de leurs administrés. Plus d'autonomie signifie une responsabilité accrue et un meilleur respect de la volonté des administrés en matière de dépenses publiques. Cette reconnexion entre impôts et dépenses devrait accroître la lisibilité fiscale. La réforme du fédéralisme fiscal tend donc à la responsabilisation des centres de dépenses, à la transparence des mécanismes financiers et au contrôle démocratique des citoyens sur leurs administrateurs publics.
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