Chiffres, coûts et prévisions financières : voici les éléments qui manquent à ce premier texte et qui ont alimenté les doutes de l’opposition. Les démocrates exigent de savoir rapidement les dépenses prévues pour cette réforme. « Autrement, nous voterons contre à la Chambre » menace Veltroni.
Au Sénat, le Ministre de l’Economie, Giulio Tremonti a admis que les coûts de la réforme n’étaient pas quantifiables pour le moment. « Il est en ce moment difficile d’estimer les coûts de la réforme du fédéralisme fiscal. Les variables à prendre en considération pour calculer son impact économique sont très nombreuses. Néanmoins, je m’engage à répondre à cette demande dès que possible, c’est-à-dire lorsque nous nous pencherons d’avantage sur les décrets d’application. [...] En tout cas, le projet de loi n’aggravera pas la crise économique». Lors de l’examen de la mesure par la Chambre, ce point devra pourtant être éclairci. Le Parti Démocrate (Pd) ne votera pas en faveur de la réforme sans cela. Anna Finocchiaro dénonce d’ailleurs le comportement du ministre sur ce sujet fondamental beaucoup trop « évasif ». Veltroni (« Nous ne pouvons pas voter un texte sans chiffres ») et Casini (« Il y a un fort risque que se multiplient les centres de dépense et que le Sud paye un prix très élevé ») insistent pour que Tremonti déclare « combien coûtera la réforme » et montre les simulations de dépenses. En outre, le Pd demande une compensation pour les Communes à qui l’on a enlevé l’Ici.
Dans la Repubblica, Pierferdinando Casini, député UDC, a annoncé : « Veltroni cherche le dialogue avec La Lega mais cette réforme est un saut dans l’inconnu » ; « Si le Pd s’est abstenu, l’UDC a dit non au fédéralisme : c’est Tremonti qui m’a convaincu de voter contre lorsqu’il a affirmé qu’on ne pouvait honnêtement pas quantifier les coûts du fédéralisme. Cette réforme est un saut dans le vide et provoquera la multiplication des centres de dépense dont les coûts seront à la charge du citoyen. L’abolition des provinces aurait été la preuve que l’on voulait instaurer un fédéralisme vertueux évitant le gaspillage. Tous les observateurs entrevoient le risque d’un alourdissement de la pression fiscale. Le risque est de pénaliser le Sud durant la phase transitoire, car ceux qui décideront seront les ministres de l’Economie, des Réformes, de la Simplification et des rapports entre Régions. Soit trois du Nord et un du Sud. A l’inverse du Pd, nous ne faisons pas de langue de bois : nous sommes intéressés par le fédéralisme, mais nous n’avons aucun intérêt à voter un texte de la Ligue. »
Le projet de loi contient aujourd'hui les grandes lignes du fédéralisme fiscal, qui doivent poser les bases pour un nouveau rapport entre impôts et contribuables, entre Nord et Sud, entre pouvoir central et collectivités locales, mais sans que soient quantifiées les ressources destinées aux Régions, Communes et Provinces, ni les critères pour déterminer les coûts standards des services assurés aux citoyens dont la qualité doit être la même sur tout le territoire, des Alpes à la Sicile.
14.2.09
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